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Posté le Lundi 06 novembre 2006 @ 19:11:22 par amscap Contribution de : Anonyme
CR d'autres coursesUN BEAU DIMANCHE DANS LES CEVENNES


 
C’est lors d’une visite chez mes parents demeurant à Nîmes que j'ai décidé de m’inscrire au Trail Cévenol se déroulant le 29 10 à Anduze  dans le Gard. C’était également l’occasion de revoir un ami de longue date, Jacky C., un ancien adhérent de l’AMSCAP et un des fondateurs de l’association de « rev7 » (running extrême du Vexin) que nous avions formée dans la commune où j’habitais précédemment. Rendez-vous fut donc pris pour le samedi 28 afin d’assister à un colloque sur le cross country (auquel sont invités T.PANTEL et Bruno LESTUM ainsi qu’un champion du monde de cross).Tous les intervenants détiennent des records   qui font pâlir et  un vétéran  de 73 ans portant fière allure retient longuement notre attention avec ses récits de courses ponctués d’anecdotes les plus diverses. Il sera sur le parcours demain matin et Jacky m’annonce que l’an dernier il a parcouru les 32 km en 3h30…
 
8h30 dimanche matin. Il fait déjà bon. Le soleil  n’est pas timide ce matin. Les coureurs affûtent leurs gambettes sur le parking, tout le gratin des environs est présent. Deux courses sont organisées : une en individuelle dont nous prenons le départ et une en relais de deux coureurs qui débutera une demi heure après. La météo annonce 28°C.
 
8h45. Le départ est donné. Nous sommes 300 à nous élancer dans les rues d’Anduze et la chaleur commence à se faire sentir. J’ai opté pour une ceinture à 2 bidons et je ne le regretterai pas. Certains coureurs n’ont pas de gourde, ils pensent certainement effectuer le parcours dans un temps record. Je ne les reverrai pas. Après quelques méandres dans les ruelles qui surplombent la ville, nous attaquons l’ascension jusqu’aux « antennes » autrement dit la montée de Lacan, 424 m en escalier, avec les mains pour se hisser jusqu’au sommet. J’y parviens  après 45mn de grimpette en file indienne agrémentée de plusieurs arrêts car nous sommes nombreux et la saignée est étroite. Au sommet  un petit vent doux nous rafraîchit et nous pouvons respirer les essences du thym sauvage qui tapisse la garrigue. Une large piste nous amène jusqu’au ravitaillement du 5ème km. Je remplis mes deux gourdes et j’amorce une descente jusqu’au château. Après ma chute sur le Trail de Compiègne je reste vigilante et je crains à tout moment de tomber. Ceci me handicape et alors que je pourrais courir dans certaines descentes, je me condamne à de petites foulées plus rassurantes mais qui ralentissent ostensiblement la progression. Il va falloir que je travaille cela en rentrant. Les paysages au dessus de la vallée sont stupéfiants. Le ciel est d’un bleu limpide. Il fait très chaud. Le chemin est parsemé de gros cailloux et la plante des pieds est soumise à un massage permanent. Après deux côtes de 300m à franchir nous atteignons le km 16 où les relayeurs se rencontrent afin de poursuivre leur périple. Nous avons été dépassés maintes fois depuis un moment  et les foulées plus assurées de ceux qui ne vont effectuer que la moitié de la distance nous obligent à nous ranger sur le côté du sentier pour les laisser passer. Mais qu’importe, l’objectif de la performance n’est pas une priorité et je savoure le panorama lorsqu’il m’est donné de contourner une falaise pour découvrir un site à couper le souffle. Je jette un regard sur ma montre, voilà deux heures que nous crapahutons comme des chèvres. Jacky va se moquer de moi à l’arrivée.
Lui qui est chargé de fermer le parcours après le dernier relayeur me confiait que le dernier passerait certainement en deux heures mais pas plus. Il ne doit pas y avoir grand monde derrière moi alors… mais je m’en moque.
 
Je refais le plein de mes deux gourdes, j’ai déjà ingurgité deux litres et demi et ce n’est pas fini. Nous attaquons à nouveau une côte de 380m et ensuite nous cheminons sur un sentier de crête. C’est magnifique, les arbousiers ont libéré leurs fruits qui jonchent le sol caillouteux .Après le km 24, nous entamons une large descente jusqu’à Montaigu. C’est du bitume en grande partie et là je croise à plusieurs reprises des coureurs victimes de crampes. Je suis bien heureuse de ne pas être la proie de ce fléau et je me félicite d’avoir bu régulièrement le contenu de mes gourdes . Je dépasse trois ou quatre nanas, ce sera toujours ça en moins devant… et je vogue allègrement vers l’arrivée.
 
Un petit tour dans le parc et voilà terminé ! 4h05. Je suis bien. Finalement j’aurais laissé une quinzaine de nanas derrière moi et en tout une cinquantaine de participants. Jacky m’attend. Comme je le devinais il se moque gentiment de mes performances mais cela me laisse de marbre, je me sens bien. Des agapes bio du pays nous sont servies dès notre arrivée. C’est un vrai bonheur. Que demander de plus ? J’apprends que le vétéran de la course a une nouvelle fois sévi en 3h30 ! Il nous reste de belles années à vivre !
Après une douche, nous dégustons  le repas cévenol : ragoût de taureau accompagné d’un gratin suivi d’un sorbet, le tout arrosé d’un vin languedocien. Remise des prix et clôture de l’épreuve. Un beau dimanche dans les Cévennes tout compte fait ! Demain retour en TGV sur Paris… une autre histoire…

Cath


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destockchine (Score obtenu : 0)
par Amscap le Dimanche 06 janvier 2013 @ 20:18:42
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