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Posté le Lundi 01 janvier 2007 @ 16:24:30 par amscap Contribution de : FleurdeCactus
CR courses AMSCAPDimanche 10 décembre 2006 : Indian Race
Le 10 décembre dernier, quelques membres de l’Amscap parmi les plus valeureux étaient prêts à s’élancer, à la première heure (10h), sur les sentiers de la forêt de Montmorency pour participer à une course traîtresse entre toutes, l’Indian Race (un départ, une arrivée, et la grande inconnue entre les deux).


Parmi ces Valeureux, Fleur de Cactus, alias Gazelle Gourmande, alias Christine Murris, qui avait amené avec elle sa bonne copine, Pouliche Rebelle -Frédérique dans le civil-, point encore membre de l’Amscap, on se demande bien pourquoi (mais charmante tout de même, ne soyons pas sectaires…)


Quelques heures plus tard (4 pour être précis), Gazelle et Pouliche, bien que n’ayant rien perdu de leur superbe, arrivèrent bonnes dernières de la course. Comment expliquer cette performance que d’aucuns, mal intentionnés, pourraient croire peu flatteuse, alors que les deux donzelles étaient parties pleines de vigueur ? Lisez plutôt…



Flash back.



Sur le coup de 8 heures et des poussières, Gazelle et Pouliche rejoignent le reste des Valeureux Compagnons membres de la confrérie amscapienne à l’Orée du Bois.
Etat d’esprit ? Des plus positifs. Pouliche, toute émoustillée et impatiente de s‘élancer dans les sous-bois, ne cesse de hennir, de piaffer et de secouer sa crinière blonde. Il faut dire que c’est sa toute première course… Gazelle, plus expérimentée comme chacun sait, se préoccupe surtout de la route à suivre au volant de sa torpédo pour rejoindre le point de départ, le Domaine de la Chasse sur l‘obscure commune de Saint-Leu-la-Forêt ou quelque chose d‘approchant. Les deux malignes décident de suivre le Président en son cabriolet, roue contre roue, pour être sûres de ne pas se perdre en chemin. Aussitôt dit, aussitôt fait : le président conduit avec détermination, comme il sied à son titre, et nous le suivons de notre mieux, n’accordant pas une attention excessive aux panneaux de limitation de vitesse.


A dix heures, dans la froidure humide du petit matin, à l’orée d’une forêt où traînent des filées de brume glaciale, entre sentiers boueux et arbres décharnés, quelques dizaines de joyeux Indiens d’occasion se retrouvent au bas de l’immense montée qui sert de mise en jambes…


Dotées d’un gilet multi-poches des plus malins prêté par Marie-Claude, bardées de barres chocolatées et autres gâteries, hérissées de tuyaux d’alimentation en eau et boissons réconfortantes, chaussées de leurs plus souples sabots, Pouliche et Gazelle sont fin prêtes... Après un réconfortant café amscapien, une traditionnelle photo de groupe, le départ est donné.
Evidemment, c’est à partir de là que les choses se sont corsées.


Résumons-nous : il y eut d’abord quelques montées rigoureuses et  quelques parcours en devers à flanc de pente. Jusque là, rien qui puisse nous impressionner. A noter un petit lac croisé au départ, surface à peine ridée par l’air frissonnant du matin, un ancien moulin auréolé de brume en toile de fond, le tout encadré de forêts profondes, et le cri fort et lugubre de quelques gras corbeaux noirs… Magnifique. Un vrai tableau impressionniste. Pouliche et Gazelle, touchées au plus profond de leur sens poétique, ne purent que s’arrêter quelques minutes pour admirer. Voilà qui n’allait pas améliorer leur performance. Et ça ne faisait que commencer.


Quelques centaines de mètres plus loin, les marais commençaient. Gorgés d’eau par des semaines de pluie, les petits ruisseaux étaient devenus rivières, les sentiers coulées boueuses, les cailloux pièges branlants et glissants, les tapis de feuilles patinoires… Pouliche, qui voulait ménager ses articulations, fit à cette occasion la découverte de muscles jusque là inconnus, notamment nichés à l’arrière du jarret, bien utiles pour se retenir de glisser (ces muscles, peu habitués à travailler, ont ensuite fait souffrir la pauvre Pouliche pendant quatre jours pour se venger…). Gazelle, quant à elle, entendait éviter de se couvrir de boue de la tête aux pieds. Des soucis certes compréhensibles mais peu favorables, il faut bien l’avouer, à la grande vitesse.


A partir de là, que dire de plus ? La course, qui a finalement totalisé quelque 18 kilomètres selon les organisateurs -une bonne quarantaine selon nous-, a donc été une succession de montées brutales et de descentes vertigineuses, assaisonnées de quelques traversées de ruisseaux, coulées de boues à enjamber, troncs d’arbre à contourner, rideaux de buissons piquants à déjouer, le tout en terrain couvert parfois -sous-bois, sentiers…- ouvert souvent -vues panoramiques sur la forêt, chemins presque de crêtes (toutes proportions gardées compte tenu du relief de la région parisienne…), clairières de bords de route… Je passe sur quelques chutes inévitables et inévitées.
Au bout d’une heure ou deux, Gazelle et Pouliche, désormais toute seulettes dans la forêt, furent rejointes par les organisateurs qui, persuadés que tout le monde était devant, avaient décidé, les bougres, de supprimer les balises placées de ci de là pour oblitérer les cartes de participation.


Et ça, croyez-moi, ça ne nous a pas aidées. Seules dans la vaste forêt, sans personne pour nous guider, avec les balises en moins, il ne nous restait plus, en bonnes squaws, qu’à suivre les traces peinturlurées sur les troncs d’arbre. Seulement voilà, les traces avaient tout de même quelques sérieuses ratées. Lors de certains croisements particulièrement obscurs, bien que sans nous perdre à proprement parler, nous tournâmes et retournâmes à de multiples reprises, perplexes quant au chemin à emprunter. N’écoutant que son esprit aventureux, Pouliche était le plus souvent prête à foncer droit devant sans attendre de voir les marques en question. Heureusement, Gazelle, plus prudente et soucieuse de retrouver sa voiture dans un délai raisonnable, refusait de s’engager sur n’importe quel sentier. Résultat : un rythme plus digne d’une promenade dominicale du 3ème âge que d’une course endiablée…


Au total, 4 heures de course tout de même difficiles, durant lesquelles les six barres chocolatées et les litrons de flotte emportés n’ont pas du tout été superflus.
A l’arrivée, je m’en doutais, les Amscapiens fidèles nous attendaient, malgré le froid, et malgré une blessée dans les rangs… Nous les en remercions encore de tout cœur, d’autant que la plaisanterie avait tout de même assez duré, que nous étions très contentes d’arriver et de retrouver d’aimables visages connus, quelques petits trucs à bouffer, et des vêtements secs pour se changer… Notre arrivée triomphale a été dûment photographiée et nous avons pu expliquer les tours et détours qui nous ramenaient un peu tardivement…


Que conclure de l’affaire ? Que, certes, Pouliche et Gazelle ne sont pas les cadors du trail, pas plus que les fend-la-bise des sentiers ou les Fangio du tout-terrain. Mais elles se sont tellement bien amusées qu’elles sont  prêtes à recommencer dès que possible, et notamment pour la future Ice Trail proposée par Catherine.


L’Indian Race au bout du compte a été l’occasion d’une belle journée en forêt, d’une bonne oxygénation et d’une bonne rigolade, avec une organisation légère sans doute mais sympa. Les concurrents, peu nombreux, étaient d’ailleurs, à ce qu’il m’a semblé, animés du même esprit sportif et bon enfant. Il est vrai que nous avons rapidement perdu de vue les tout premiers, sans doute plus « sérieux » que nous…
 



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