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Posté le Samedi 04 août 2007 @ 10:52:27 par Dom Contribution de : OJF
CR d'autres coursesLa 6000D ou « la course des Géants » 29 juillet 2007
Un dimanche d'été à la montagne du côté de La Plagne ...

En cette belle matinée dominicale ensoleillée, près de 760 concurrents s’élancent de la base de loisir de Macot (alt : 694 m), situé au pied de la station de ski de La Plagne. Je ne suis plus très motivé par cette course sachant que l’entraînement n’a malheureusement pas été très régulier. Seul la préparation au dénivelé a été relativement sérieuse. Et il me reste de bonnes bases après la préparation marathon du printemps dernier. Alors, je courrai prudemment sachant que je dispose de dix heures au maximum pour parcourir tout ce périple.
6000D-1.jpg

Les premiers kilomètres sur la piste cyclable longeant l’Isère se font à la queue leu leu. Cela ne me dérange nullement vu que j’ai choisi de progresser très tranquillement. Finalement, la motivation réapparaît petit à petit.

 

Nous nous éloignons de la rive pour rejoindre un petit sentier zigzaguant dans la montagne. La montée interminable se fait presque en file indienne, à l’ombre de la forêt. Je me sens étonnement à l’aise dans cette partie. En essayant de doubler dans un virage, je me prends les pieds dans une branche puis finis par chuter parterre. A chaque course de ce type, j’ai droit à une bonne chute qui me fait craindre le pire. Mais heureusement, à chaque fois, je termine l’épreuve dans de bonnes conditions. Alors, je veux considérer un peu cette chute comme un bon présage pour la suite de cette 6000D.

 

Le petit chemin dans la forêt laisse la place à quelques larges pistes entrecoupées de petits raidillons dans l’alpage. La vue plongeante dans la vallée est magnifique et impressionnante. Il commence à faire chaud sur ce parcours, complètement à découvert, à l’approche de la station d’Aimé La Plagne (2110 m). Le parcours redescend un peu sur La Plagne centre (1980 m) pour le premier gros ravitaillement de cette épreuve. Le chemin remonte dans la verdure et contourne le lac des Blanchets dans un paysage constitué uniquement de rochers et de pierres. Le parcours n’est plus qu’un immense pierrier entrecoupé de passages sur des pistes de 4x4. Je commence à avoir quelques difficultés pour avancer. Malgré la fatigue, l’ascension de la Roche de Mio (2700 m) débute. Deux options de parcours se présentent : soit droit dans la pente dans les caillasses instables, soit par la piste de 4x4 qui serpentent et qui constitue le parcours officiel. Je choisis cette 2ème option plus économe en énergie mais peut-être moins rapide. Enfin après cette grimpée, une première vraie descente se profile sur une piste de 4x4 à flanc de montagne. Elle me paraît tellement irréelle que je n’en profite pas pour accélérer le rythme. J’essaie de récupérer de toutes les montées précédentes.

 

Nous rejoignons le col de la Chiaupe (2492 m) en contrebas, point de ravitaillement avant la terrible et interminable boucle passant au pied du glacier de Bellecôte (3050 m). Ça remonte raide. Nous croisons les premiers concurrents qui redescendent à vive allure. Mon petit entraînement a désormais atteint ses limites : plus trop de forces physique et mental. Pas après pas, j’y arriverai bien si je passe l’unique barrière horaire, située dans une vingtaine de kilomètres à La Plagne Bellecôte . Que de la caillasse plus ou moins instable à gravir ! Parfois, je suis obligé de m’agripper avec les mains pour avancer. De plus, le terrain n’est pas toujours bien ferme dans les parties pentues. Plusieurs fois, je crois voir le sommet de la course. Mais malheureusement, la crête en ligne de mire masque un petit plat suivi d’une nouvelle remontée. Finalement, j’atteins le terminus du téléphérique situé à la base du soi-disant glacier. Je ne l’ai point vu. Autrefois, la course passait durant trois-quarts d’heure par des marches taillées dans le glacier. Depuis, le réchauffement climatique a fait reculer ce dernier. Et nous ne courrons plus que sur des amas précaires de pierres.

6000D-2.jpg

Le parcours redescend dans la vallée en direction du col de la Chiaupe. La descente n’est pas plus facile que la montée. Je n’ai aucune confiance dans la stabilité de ce pierrier. Je préfère jouer la sécurité en empruntant, le plus possible, la piste de 4x4. Je perds certes un peu de temps sur cette piste qui serpente. Mais, je préfère ne pas m’aventurer sur le petit chemin droit dans la pente, chaos de pierres empilées les unes sur les autres. Je croise les derniers concurrents se dirigeant vers le pied du glacier, certainement les plus courageux mais qui ne franchiront pas la barrière horaire en moins de huit heures. Passé le col de la Chiaupe, la descente continue, soit sur la piste de 4x4, soit à travers l’alpage sur de petits sentiers parfois boueux. J’avance bien tranquillement. Je ne récupère pas vite de cette balade vers le glacier. Et je préfère m’économiser avant la dernière grande montée de cette course vers le col de l’Arpette (2340 m). L’ascension se fera très lentement.

 

C’est presque incroyable ! Mais des descentes existent sur cette course. Je me remets à courir. Une très belle pente à travers les alpages nous mène sur La Plagne Bellecôte (1940 m), point de ravitaillement et unique point éliminatoire. Les dernières centaines de mètres de cette descente sont bien raides mais aussi agréables. Enfin de la terre sur laquelle mes chaussures accrochent ! Je commence à renaître. J’atteins La Plagne Bellecôte au bout d’environ 6h40 de course.
Je repars revigoré sachant que je franchirai certainement la ligne d’arrivée. Exceptées quelques petites côtes sur le début du chemin forestier, ce ne sera pratiquement plus que de la descente jusqu’à l’arrivée à Macot. Le sentier serpente joliment dans la forêt. Cette partie est très plaisante à parcourir. Et c’est parti pour près de 700 mètres de descente en ligne droite dans la pente, à plein régime et sous les feuillages. Je me régale sur cette portion bien raide, mélange de terre et de petites pierres. Enfin, une partie agréable sur laquelle je double un bon nombre de coureurs soit prudents, soit fatigués ou blessés. Dans la vallée, j’arrive à garder le même rythme sur les derniers kilomètres bitumés pour rejoindre l’arrivée le long du plan d’eau de Macot, après 7h43mn20s d’effort (445ème sur 701 arrivants).

 

Finalement, à part le passage sur les pierriers lors de la boucle du glacier, tout s’est bien déroulé. Du beau temps, une belle organisation, de beaux points de vues sur la vallée de la Tarentaise, un chrono meilleur qu’escompté même si je visai qu’à terminer cette belle course, presque en pleine forme à l’arrivée…

En résumé : un magnifique dimanche à la montagne ! Une course à réserver pour ceux ou celles qui aiment les périples un peu rude.




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NpmxCqTqfYCESPp (Score obtenu : 0)
par Amscap le Dimanche 07 juin 2009 @ 23:47:38
P7GiAL hksexmsaguog, [url=http://wygtequxmkbf.com/]wygtequxmkbf[/url], [link=http://grkluxehcady.com/]grkluxehcady[/link], http://ekzulqqyfvye.com/
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chine destock (Score obtenu : 0)
par Amscap le Mercredi 02 janvier 2013 @ 09:17:00
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casquette baseball (Score obtenu : 0)
par Amscap le Mardi 26 mars 2013 @ 19:10:21
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