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Posté le Jeudi 12 juin 2008 @ 00:10:34 par Dom Contribution de : Dom
CR d'autres coursesGrand Union Canal Race : 145 miles of pleisure…
Merci à Ines qui m’a fait connaître cette course reliant Birmingham à Londres par le Grand Union Canal, l’équivalent de notre canal du midi. 145 miles, soit 235 km le long de petits chemins de hâlage.



J’étais à l’époque convaincu que je serais au départ de la Mil Kil’ de JB Jaouen, en septembre 2008.Et il m’avait semblé que ce serait une course de préparation idéale : Une distance que je n’avais pas encore appréhendée (j’en étais resté à 186 km pour mon premier 24h il y a quelques années), l’occasion d’un week-end britannique sympathique, une course dépouillée dans l’esprit de la Transe-Gaule, tout ça se présentait plutôt bien… Je me suis donc inscrit sans savoir que quelques semaines plus tard, mes congés en septembre me seraient refusés : Exit la Mil kil’, grosse déception mais cependant aucune raison d’annuler le Grand Union Canal…

 
Pas de préparation particulière pour cette course, si ce n’est à l’occasion des ponts du mois de mai, des sorties longues de 35/40 km, environ 3 fois par semaine.

 
Le 23 mai, nous prenons le train et traversons le tunnel sous la Manche pour débarquer en plein centre de la capitale. Il pleut.  Puis nous prenons  possession de notre voiture de location. Damned ! Volant à droite, conduite à gauche…Je prends les commandes direction Birmingham, un peu plus de 200 km au nord de Londres, et l’effort de concentration que je dois fournir m’empêche de penser à l’épreuve du lendemain. Par contre, pas de stress, je suis « completly zen », et c’est plutôt bon signe.

 
Samedi 24 mai. 6h00 du matin. Il fait frisquet sur les rives du canal. 75 partants et seulement 3 étrangers : Un norvégien, un allemand et moi. Je pars tranquillement, sur les bases de 7/8 km/h. Je note que la technique anglaise consiste à courir vite et à s’arrêter souvent. Dominique a traduit le road-book de la course. J’ai également les 2 cartes routières de l’épreuve. Le parcours est plutôt sympathique en général, mais je dois être attentif, surtout la nuit : Il y a des passages à moins de 20 cm de l’eau et…je ne sais pas nager ! Le temps est clément ce samedi, je croise beaucoup de péniches dont les occupants, la plupart du temps à l’apéro, me saluent de grands gestes amicaux.

 
La nuit arrive vite puis la fatigue se fait sentir. Je décide de dormir une dizaine de minutes au bord d’un chemin. Je m’appuie sur mon sac, qui compresse mon camel-back…Ce dernier se vide dans mon dos…Ooops, ça réveille, et finalement je repars, tant pis pour la sieste…

 
5h00 du matin, il se met à pleuvoir à seaux, et ça va durer environ 8h00.

Je suis complètement seul et bien heureux d’arriver aux ravitos tous les 25/30 km pour voir quelques humains et changer de vêtements…Je trouve mon accompagnatrice de temps en temps au détour d’un pont, mais elle a du mal à me suivre car sa carte n’est pas très détaillée…

 
Je rencontre un promeneur en début d’après-midi qui me demande d’où je viens et où je vais. Il pousse un « oh Djiseuss » d’effroi quand je lui montre sur la carte…

 
Vers le km 180, je ne suis plus très lucide et j’ai l’impression de m’être trompé de route. Le doute s’installe alors que le road-book est très clair, je reviens sur mes pas sans aucune raison, et au bout d’un kilomètre et demi…je suis bien obligé de faire demi-tour : J’étais sur le bon chemin, je me suis offert 3 km de bonus pour rien…

 
Plus on approche de Londres, plus le canal est sale.

 
Dernier ravitaillement. Un des bénévoles, que j’ai retrouvé plusieurs fois pendant la course, parle un peu français et m’encourage : "Plus que 12 km et tu es arrivé."

 
Le problème c’est que lui aussi a passé une nuit blanche, et il a confondu les miles et les km…12 miles = un peu plus de 19 km…Mais je ne le sais pas encore…

 
Je commence à trouver le temps long. Je croise un promeneur, au look typiquement british , costard et umbrella sur le bras… « Little Venice ? « demandai-je en faisant de grands gestes vers la direction supposée… »Oui c’est par là »,  me répond-il dans un excellent français, et pour cause…C’est un compatriote, il me raconte qu’il a couru plusieurs fois la course des garçons de café, à Paris…

 
Et puis finalement, au bout de 37h58 d'effort,  la banderole de fin est là…Il n’est pas loin de 20h00 et je suis vraiment content d’en terminer…J’ai mal aux articulations, genoux et chevilles…

 
Je suis 14ème. Seulement 15 coureurs arriveront après moi…Tous les autres ont abandonné…

 
En conclusion, une course sympathique, à conseiller à des coureurs qui ont des kilomètres dans les jambes…et dans la tête...
                                                                              Jean-Claude

                                                



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Seuil

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par Amscap le Mardi 15 janvier 2013 @ 17:20:14
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par Amscap le Mercredi 27 mars 2013 @ 20:32:28
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