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Posté le Samedi 02 janvier 2010 @ 21:45:44 par amscap Contribution de : OJF
CR d'autres coursesSaintélyon 2009
6 décembre à 0h00, Saint Etienne dans la Loire: le top départ nocturne est donné pour un grand saut dans l’inconnu ...



SAINTELYON 2009
69 kms 1300 m+ 1700m-

6 décembre à 0h00, Saint Etienne dans la Loire: le top départ nocturne est donné pour un grand saut dans l’inconnu. Les premiers kilomètres seront courus dans le silence du peloton éclairé par les lampadaires. Prudence est le maître mot de cette première partie. Le parcours serpente sur de larges voies dans la ville puis dans la banlieue. Très rapidement, les premiers groupes de marcheurs sont doublés. Le peloton reste dense mais s’étale bien en largeur. L’inquiétude du départ s’estompe. La route s’élève doucement à partir du 6ème km. Les premières montées un peu raides voient certains coureurs marcher. Par moment, je les imite afin de m’économiser pour le final.

A partir du 9ème km, nous quittons le bitume et l’éclairage public pour le sentier de terre et la vraie nuit. Frontale allumée en mode max, je me régale dans la première descente « nature ». La prudence me contraint à ne pas trop me lâcher et à apprécier la course nocturne dans ce long serpentin lumineux et éphémère de coureurs. Ce ne sera qu’une alternance de marche rapide quand la pente est trop forte et de course en slalomant dans les descentes. Les portions « routes » alternent avec les chemins. Cette variation se révèle très agréable. Le temps est moins froid et la boue moins présente qu’escomptés, après toute la pluie et la neige tombées les jours précédents. Je rejoins Eric ce qui me rassure sur mon allure. Les sensations sont très bonnes. J’arrive gentiment à Saint Christophe (16ème km). Ce premier ravitaillement se révèle décevant : trop de monde devant quelques tables peu fournies. Mon bras long me permet de récupérer quelques maigres réconforts. Heureusement, le plein d’eau et de nourriture avaient été faits avant le départ.

Je ne m’attarde pas. Ça grimpe dans le village. Une fusée me double : c’est le premier relayeur d‘une longue série. Des groupes de marcheurs gênent les coureurs en avançant à deux ou trois de front. Devant moi, je retrouve Eric caractéristique à sa façon de courir. Je décide d’augmenter le rythme à l‘approche d‘une belle descente. Cette fois-ci, il n‘y aura plus de retenue. Je suis définitivement en osmose avec la nuit. Je slalome entre les coureurs dans les descentes qui s‘enchaînent. A ma surprise, le rythme se maintient dans les portions plates. Je ralentis juste ce qu’il faut dans les côtes. Au Moreau (22ème km), le ravitaillement est toujours problématique. Encore une petite montée jusqu’au point culminant avant d’attaquer une longue descente de rêve plein gaz. A Sainte Catherine (28ème km), il n’y a plus d’eau pour remplir la poche. Il faut se battre pour manger et boire un peu. Je repars vite en espérant avoir plus de chance au prochain arrêt.

Je cours tranquillement avant une grosse montée avant de marcher rapidement pour économiser mes forces. L‘effort dans les descentes précédentes commencent à se faire sentir. Je reste juste en dessous de la ligne rouge avec laquelle je vais jouer jusqu‘à Lyon. Un effort trop violent occasionnera immédiatement une crampe ou une courbature invalidante. La lumière de ma frontale s’estompe progressivement. Le bois d’Arfeuille se profile à l’horizon. Cette partie était annoncée comme une longue descente technique et boueuse à aborder avec prudence. L’éclairage de ma frontale se met à clignoter par moment dans cette portion sombre. Seul l’éclairage furtif des coureurs me permet de voir dorénavant. Impossible de s’arrêter ! Je décide d’accélérer le rythme et me régale à serpenter entre les coureurs sur le petit sentier creusé, pour rejoindre au plus vite le prochain lampadaire ou ravitaillement. Difficile de se faufiler entre les coureurs tellement ils avancent serrés sur un chemin étroit. Ce qui devait arriver se produisit. Je butte dans un caillou et fonce droit dans le talus délimitant le sentier. Je ne sais comment, au dernier moment, je réussis plus ou moins acrobatiquement à me rétablir. Ce contretemps ne m’empêchera pas de continuer à fond, parfois en suivant les relayeurs avançant à plein régime, bien plus frais et sans sac sur le dos. Cette descente ne se révèlera pas si pentue ou technique que cela.

Enfin un lampadaire dans un hameau me permet de changer les piles. Je vais économiser l’éclairage ne sachant pas si ces nouvelles piles rechargeables ne vont pas me trahir aussi. Je continue à doubler. Pratiquement seuls les relayeurs me dépassent. A Saint Genoux (34ème km), le ravito se situe dans une grange assez petite. Il m’est impossible d’atteindre les tables pour remplir mon éco gobelet. Je tente de faire la queue pour remplir ma poche à eau. Or, un seul robinet fonctionne pour se servir. Des coureurs resquillent. Je repars sans attendre. Il me reste encore de la réserve. Je vais finir par plonger ma poche dans le Rhône pour récupérer de l’eau.

Après une petite descente, on grimpe de nouveau. Les premières lumières de la banlieue lyonnaise apparaissent au loin en contrebas. La « grosse » montée laisse place à une descente de 11 kms principalement sur bitume. Les articulations n‘apprécient pas. Mais il faut augmenter, quand même, le rythme sans dépasser la ligne rouge. Les virages s‘enchaînent. Je me fais plaisir en doublant facilement un tas de coureurs. Je passe devant le panneau « 30km de l’arrivée ». Si je maintiens la cadence, je devrais mettre entre 8h40 et 8h50 pour rejoindre l’arrivée. Un temps que j’étais loin d’escompter. Je prévoyais un chrono entre 9h30 et 11h00. Je ne me suis entraîné que les 6 dernières semaines : peu de dénivelé, des sorties courtes, quelques séances à la frontale … Depuis 4 semaines, je me régalais à l’entraînement. Tout cela paye peut-être aujourd’hui. Le plus dur est fait maintenant au niveau du dénivelé.

Arrivé à Soucieux (45ème km), je réussis enfin à remplir ma poche. Les tables sont accessibles. Peu de coureurs s’y trouvent. Est-ce que j’avance trop rapidement ? Est-ce que les abandons se multiplient ? En tout cas, je repars en pleine forme. La descente continue sur bitume. Je relance au passage du Garon, autre endroit technique dans la boue et les rochers. Après une belle descente à zigzaguer à fond, ça remonte fort après le passage du petit pont. Les kilomètres s’avèrent de plus en plus longs. Le prochain ravito tarde à apparaître. Les 8h40/8h50 semblent toujours possibles. Je marche un peu avant de réussir à repartir en n’écoutant pas la petite voix qui m’encourage à ralentir. Je ne veux pas relâcher mon effort mais les derniers kilomètres vont certainement être pénibles le long du Rhône. Encore une montée à Chaponost pour laquelle j’économise mes forces du mieux que je peux. Autour de moi, tout le monde se retrouve dans la même situation. Au ravitaillement de Beaunant (57ème km), le peloton de coureurs s‘est encore bien clairsemé.

J’entame la terrible côte des aqueducs de Beaunant, ouvrage gallo-romain massif. Je marche sur ces 1,5 kms avec une pente parfois à 20% avant d’entrer à St Foy. Le jour se lève. La pente devient plus douce et laisse la place à un long faux plat montant. Je trottine comme je peux. Une petite voix défaitiste m’encourage à marcher. Mais, je ne dois pas l’écouter. Je m’hydrate bien pour éviter les crampes qui se font sentir. La redescente dans la ville me permet de filer rapidement vers Fourvière. Ça va beaucoup mieux. Quelques escaliers descendus en fractionnant me rapprochent de Lyon.

J’ai passé le panneau des 10 kms restants. Les 8h40/8h50 restent envisageables curieusement. Les kilomètres défilent. On reste à mi-hauteur à serpenter le long de murs interminables. Je n’ai qu’une envie : marcher. Une descente laisse espérer une arrivée rapide. Mais dans un virage, une remontée raide en accordéon sur Fourvière apparaît. Je joue à cache-cache avec les crampes. J’avance relativement bien en marchant vite par rapport aux coureurs environnants. Quelques passants nous encouragent de si bon matin : « allez, c’est la dernière côte! ». Je m’accroche pour tenter de réussir les moins de 9h00. Plus que 8 kms de descentes dans les escaliers puis de plat. Je ne m’arrête pas au dernier ravito (63ème km).

La Saône franchie, je traverse le centre de Lyon se réveillant. Sur le pont enjambant le Rhône, je ne rêve plus que de marcher. Après tous ces efforts déployés, il est hors de question de tout gâcher si près du but. J’aurai tout le temps de marcher après avoir passé la ligne d’arrivée. J’avance à la vitesse d’un papy de 80 ans. Je réussis à doubler quelques concurrents. Sous le regard amusé de spectateurs, nous descendons les escaliers pour rejoindre le quai longeant le Rhône. Je réussis à dévaler quelques marches deux par deux dans un ultime défi. Autour de moi, cette descente est plus problématique. La dernière ligne droite de 4 kms se trouve devant moi. Je la redoutais. Je passe au stade « papy de 90 ans ». Je ne cours plus qu’au mental. Je m’accroche comme je peux pour finir en moins de 9h00. Je n’en peux vraiment plus ! Miracle ! De la musique retentit enfin au loin. J’accélère en douceur pour doubler un peu et passer sous l’arche avant de rentrer dans le palais des sports de Gerland (69ème km).

8h49’07’’ au compteur, 8h45‘25‘’ avec la puce en tenant compte du temps perdu au départ : je reste anesthésié par les efforts fournis dans les derniers kilomètres. Finalement, je ne suis pas si fatigué que cela. La volonté a fini par payer : marcher un minimum, gérer au mieux sans faire d‘efforts inutiles. J’ai joué physiquement avec mes limites. C’est bien la première fois que je fais mieux que prévu. Une belle leçon de courage ! Ne rien lâcher ! Ne pas s’écouter ! Des années que je n’ai pas couru comme ceci. La SaintéLyon restera un très beau souvenir malgré les gros problèmes rencontrés sur les ravitaillements.


Olivier



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Seuil

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chine destock (Score obtenu : 0)
par Amscap le Mercredi 02 janvier 2013 @ 19:28:32
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nike schuhe (Score obtenu : 0)
par Amscap le Dimanche 20 janvier 2013 @ 23:32:33
[ Répondre ]


QhMaNUJcvrTAgcj (Score obtenu : 0)
par Amscap le Jeudi 06 juillet 2017 @ 02:25:21
Ehh, the rate at which thv9e#3y;&e been cutting basal cell hickies off me, I just call it a slow-motion weight loss program. No big deal.Desert sun and genetics will do that stuff. I don't worry about it.'Rat
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