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Posté le Mercredi 06 septembre 2006 @ 08:00:33 par Root Contribution de : Montmartre
CR courses AMSCAPBraderie ou course à pied, il faut choisir… Lille - 2-09-06


Comment avoir l’esprit serein à la veille d’un semi-marathon ou d’un 10 km ? Ne surtout pas prendre sa voiture pour se rendre à la plus grande foire européenne surtout quand tout le monde à la même idée que vous !

Nous voilà partis, chacun avec son chauffeur préféré (et surtout disponible à ses horaires de travail !) pour la grande métropole de Lille, à un peu de 200 km de Paris. Évidemment, la route n’est pas dégagée, surtout au péage, et les échangeurs et routes expresses sont légions sur Lille. Il faut à chaque voiture une grande patience pour rallier l’hôtel qui a accepté d’accueillir notre grand groupe (17 personnes moins 2, les Réant faisant chambre à part dans la famille de Jean-Claude). Mais tout le monde finit par se retrouver. Point de ralliement : le petit-déjeuner à 6h30 le samedi matin pour la remise des dossards. Une bonne provision de sucres lents et un peu de rapides, de laitage et de boisson chaude et nous sommes prêts à affronter Lille et son grand marché aux puces. 2 à 3 millions de personnes sont attendues, cela varie selon les sources. Mais en tout cas, beaucoup.


Un bon petit échauffement de marche nous mène jusqu’à la ligne de départ. Les rues commencent à s’animer avec des parterres d’objets les plus divers et les badauds qui butinent ici et là. J’ai du mal à imaginer exactement le parcours de la course et si oui ou non on va courir au milieu des gens qui sont là pour chiner.


A 9 heures passées de quelques minutes, le départ est donné. Cathy Gravillier nous laisse à notre course, elle ne prendra le départ du 10 km que 2 heures plus tard. Beaucoup de monde devant et derrière nous. Notre groupe se sépare. Les fortes jambes se dirigent le plus en avant possible tandis que les autres restent tranquillement derrière, sachant parfaitement que tout le monde va au même endroit. Le peloton se meut (et le premier qui dit que c’est une vache…). Première impression bizarre : les panneaux kilométriques. Ils se succèdent et se contredisent. Je suis perdue. Ils ont mélangé les panneaux des deux courses. Très pratique pour avoir des repères. A H+45 minutes, je passe le panneau km 9. Ca me paraît déjà surprenant. Aurais-je le vent dans le dos ? Quelques minutes après, je passe le km 8. Je le sens mal. Quelques minutes encore après, c’est le km 9. Je n’y comprend plus rien. Je me dis alors : laisse couler, continue tout droit et suit le peloton, tu finiras par retrouver le fil. Quelques panneaux semblent disparaître en cours de route.


Le parcours de la course est fait de telle façon que l’on doit repasser plusieurs fois aux mêmes endroits. Au début on peut trouver sympathique de voir passer la tête de la course avec ses éternels Kénians, Éthiopiens et autres habitués, mais la deuxième fois, on trouve ça lassant. On préfèrerait ne jamais voir les premiers, qui sont les seuls applaudis et encouragés par les quelques spectateurs de toute façon, et faire un parcours le pus large possible. Les spectateurs sont là de temps en temps, mais plutôt pour leurs ouailles que pour le premier pecnot qui passe. Aucune animation musicale ou même quelque événement qui puisse détourner notre attention pour nous distraire un peu. C’est un parcours tristement plat dont le seul tronçon de vie est curieusement le parc qui longe la citadelle de Vauban, toujours occupée par ailleurs par nos chers militaires.


Nous revenons vers le centre-ville, toujours par les mêmes chemins. La Grand-Place s’annonce avec du monde par-ci, par-là, mais toujours aussi peu là pour les pauvres coureurs qui doivent parfois se battre pour zig-zaguer entre les piétons qui traversent sans regarder ces voies interdites aux voitures le temps de la braderie.


Nous passons devant la ligne d’arrivée (pour clôturer le premier tour) et les hauts-parleurs n’ont d’oreilles si je puis dire que pour les premiers qui sont à quelques kilomètres de l’arrivée. C’est désespérant. Heureusement, j’aperçois Cathy qui me fait un petit coucou et a juste le temps de me glisser qu’elle a déniché un bouquin en farfouillant sur les stands en attendant le départ de sa course. Et c’est reparti pour un deuxième tour un peu différent du premier mais toujours avec un grand tronçon commun. Le peloton s’étire de plus en plus. J’ai aperçu Bernard puis Philippe et Corinne peu après, puis Véronique. Un petit côté positif des boucles. On s’encourage mutuellement. Le moment arrive où le peloton est tellement étiré que je n’ai personne devant moi et derrière moi à 50 m. C’est le moment de sortir mon arme salvatrice : mon récepteur radio. Histoire d’être un peu moins seule et de sortir de l’ennui de cette course. Nous sommes au km 13, je crois. Encore 7 bornes. Cette course est longue.


Quelques kilomètres avant la fin, j’aperçois Dominique et Colette. Tiens, bizarre qu’elles soient dans ma ligne de mire. Il doit se passer quelques chose. J’arrive à leur hauteur et constate qu’elles ont quelque peu souffert de leurs genoux et autres parties inférieures mais tellement indispensables dans cette discipline sportive. Je les double et m’engage de nouveau sur la Grand-Place, toujours aussi peu animée. Il reste encore 300-400 mètres jusqu’à la ligne d’arrivée. Le plus difficile est de se frayer un passage dans la foule qui a envahi la dernière ligne droite. Mais malheureusement pas pour la bonne cause de soutenir les coureurs dans leur ultime effort, mais plutôt pour aller d’un stand à l’autre et dénicher le trésor qui viendra encombrer leurs placards et étagères. Nous verrons plus tard en nous promenant que c’est la girafe qui remportera certainement la palme de l’objet le plus vendu (artisanat vanté comme pur produit africain, cela reste encore à vérifier, mai ça fait un tabac). Remarquer c’est pratique pour repérer les gens au milieu de la foule. Elles font au moins 1 mètre de haut. Les GO font leur possible pour canaliser cette foule mais c’est peine perdue. Je n’ose imaginer la foule que va devoir affronter Cathy avec sa course qui commence à 11h.


Je passe enfin la ligne d’arrivée et m’arrête de courir juste après. Mal m’en a pris, la puce électronique ne sera lue que par un humain armé d’un poële à frire une dizaine de mètres plus loin. Nous avons certainement donc tous eu la surprise d’avoir un décalage entre le chrono à notre poignet et le temps indiqué par le chrono officiel. Grrrrr !!!! Cela achève mon idée d’avoir passé une mauvaise course, ennuyeuse à souhait, sauf peut-être pour le peloton de tête qui a plié l’affaire en 1h01.


La visite dans les rues environnantes après une bonne douche méritée (qui s’est malheureusement avérée froide au palais des sports) a fini de me détourner de la braderie de Lille. Je n’étais pas particulièrement intéressée par les braderies et autres vide-greniers, mais la foule (à mettre difficilement un pied derrière l’autre) m’a définitivement éloignée de cette ville à cette période. Je préfère garder la bonne image de la ville calme que j’ai visitée il y a quelques années à l’occasion d’une exposition au musée des Beaux-Arts. Comme c’était agréable…


Le point positif de cette escapade dans le nord, c’est l’anniversaire de Patrick qui nous a offert le champagne en fin de repas. Et pour 17 personnes ! Alors Bon Anniversaire à nouveau Patrick et que de nouvelles courses plus agréables et plus gaies saluent cette belle rentrée.




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