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Posté le Vendredi 11 décembre 2009 @ 18:21:00
par : amscap
NEW YORK CITY MARATHON 2009 40th COURSE DE LEGENDE
Le 27 octobre dernier, je suis partie, heureuse, représenter l’AMSCAP au marathon de New York City pour le 40ème anniversaire. Pour s’inscrire à ce marathon de légende, le mode d’emploi est le suivant :

Choisir une agence de voyages (l’agence est obligatoire sinon il ne reste plus que le tirage au sort) s’inscrire par l’intermédiaire de cette agence plus d’un an avant la date du marathon : l’ouverture des inscriptions est le 15/08/n-1 et on se retrouve très vite sur les listes d’attente dès le début du mois de septembre. Pour l’agence, j’ai choisi Thomas Cook, parce qu’il centralise 1100 inscriptions sur les 1700 et propose plusieurs choix de dates de départ et de retour, en effet, ce n’est pas évident du tout de fixer des dates de congés aussi longtemps à l’avance
Avoir un budget : environ 2000€ minimum pour seulement : le trajet avion, l’hôtel, l’inscription, le tee-shirt. Il faut prévoir en plus le budget du séjour : petits déjeuners sauf celui du jour du marathon, les repas sauf la pasta party du samedi soir, le métro, etc… On paye l’agence progressivement par tranche, ça aide un peu. C’est sûr qu’à ce tarif là, on peut partir pour Bali….Ensuite, il faut tenir : les dates de séjour ne peuvent être modifiées, on évite de se blesser à l’entraînement ou aux courses…Et puis, c’est le grand départ.

Ce marathon ne se vit pas comme les autres car vu les exigences exposées plus haut (qui n’existaient pas il y a 10 ans), on est motivé, c’est un projet sportif à part entière.

Les marathoniens qui débarquent à new york (surtout les étrangers car cette année les français étaient composés d’une majorité de neuneus pas sympas) abordent le séjour comme une fête, la bonne ambiance est de rigueur, le mental est bon, on est là pour s’éclater.

Du coup, les conseils lus dans les revues de jogging, du genre : attention c’est le marathon le plus dur du monde, ne pas visiter new york, ne pas marcher, … Tout cela part en fumée.

On visite, on marche, on aime traîner au BB King Blues Club à Broadway, les nuits sont courtes, bref côté règles, c’est la débâcle. Et puis, il y a la pub autour du marathon sur les écrans de TIMES SQUARE : You ‘ll be there ! NYC Marathon Next Sunday, Be a part of it ! Samedi, veille du départ : la Friendship Run organisée par l’ONU 6kms.Un vrai plaisir si on s’y rend par ses propres moyens et non avec le groupe de français. Si on suit les français, on s’emmerde avec la photo de groupe, on arrive trop tard, on est trop loin du départ. J’ai choisi d’y aller par mes propres moyens : arrivée plus tôt devant l’ONU et c’est un vrai plaisir de se retrouver au milieu des nationalités, (les brésiliens et les japonais, étaient particulièrement en délire), de blaguer avec eux, de courir avec eux, l’ambiance est super, c’est une très bonne mise en jambe. On court dans Manhattan vidé de ses voitures, ça vaut le détour. Le marathon arrive le lendemain

Impossible de prévoir la météo : La prévision, le samedi soir encore à 22h était : soleil, température mini 11 degrés et maxi 16. Malheureusement, une masse brumeuse avec de la pluie humide est arrivée pendant la nuit et à 4 heures 30 du mat au petit déjeuner, la prévision avait changé : pluie avec du soleil, température mini : 3 degrés et maxi 11. Or on n'avait plus trop le temps de se changer.

Pour se rendre à Staten Island, 2 solutions :

- par les navettes : il faut être debout à 4h30 du matin, avantage : on suit le mouvement, inconvénient : il faut gérer l’attente dans le froid jusqu’au départ 10h

- par le métro ligne 1 jusqu’au terminus puis prendre le ferry : la solution des new- yorkais, la meilleure à mon avis.

LE DEPART :

Un conseil : Truander, c’est ce que j’ai fait. En effet, mon dossard de couleur verte vague G m’obligeait à être sous le pont de Verrazzano. En fait les contrôles sont peu nombreux surtout qu’avec le froid, les coureurs sont tous couverts. Donc, il faut se faufiler au fond du grand parc vers les vagues A ou B pour emprunter la voie qui mène sur le pont et être relativement proche du départ pour goûter à l’émotion du départ et entendre : l’hymne américain, le coup de canon et Franck Sinatra : New York New York.

LA COURSE :

Cette course du 40ème fut inoubliable.

On ne court pas, on passe son temps à s’amuser avec le public, on leur tape dans les mains même les bébés sont de la partie et tendent leurs petits doigts, on écoute la musique. J’adore le rock ‘n roll et le gospel, à donf les oreilles, le long d’un parcours de marathon.

Les orchestres dans Harlem étaient top et surtout l’ambiance qu’ils créaient dans les rues, le public vibrait dans le rythme. Des orchestres dirigés par des pasteurs qui communiquaient leur enthousiasme, des voix magnifiques, enfin bref de l’emozionne.

Une scène splendide, qui me restera : dans le Bronx, (je crois), dans une zone un peu sinistre, entre deux vieilles maisons toutes délabrées, un jardin à l’abandon, au fond de ce jardin, une petite maison et sur le bord du trottoir toute esseulée, une jeune fille au physique fin, fragile et sensible jouant de la harpe et chantant un air de Bach, je crois. Pour en revenir au sujet principal, quelques mots sur les sensations de course :Le marathon est dur en raison principalement : des 5 ponts en montée et descente, du macadam de qualité médiocre, de la 2ème partie du parcours à partir du Queens Borough qui est plus difficile, de l’arrivée en montée et en descente dans Central Park. Toutes ces difficultés que Dominique Chauvelier nous a expliqué longuement carte à l’appui pendant la semaine, en disant : « démerdez vous pour arriver frais au Queens Borough (26kms), sinon vous êtes mort », au milieu des champs de maïs de la Seine et Marne, elles auraient fini par nous taper sur le système, dans l’ambiance new-yorkaise, on ne les ressent pas plus que sur un autre marathon plus plat. J'ai quand même ramé jusqu'au 15ème miles pourquoi je ne sais pas, le froid c’est sûr, mais on est tous content d’être là.

Et puis donc au 15ème miles, tout est dans la tête, lorsque l'on réalise qu'il ne reste que 11 miles, le cerveau ne fait qu'un tour, le corps se réveille, et la 2ème partie a été courue plus vite que la 1ère avec comme objectif de faire un temps à 4h30. Je n'ai donc pas réussi mais ce n'est pas grave. Dominique Chauvelier qui s'efforçait de discuter avec beaucoup de coureurs à l'arrivée, m'a encouragée : il faut enlever 10 minutes pour connaître son temps sur un autre marathon plus accessible genre Monaco et environ 12 pratiquement 13 minutes (à cause du vent) sur un marathon plat comme Berlin. L'arrivée dans Central Park est extraordinaire, l'énergie du public, poussant la masse de coureurs sur le bitume, à bout de force, jusqu'à l'arrivée, c'est quelque chose. Le soir, c’est la fête à Taverny House Club où tout est permis...

Voilà pour cette course de légende.


Bribaan


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