Les Templiers 2007 – 28 octobre 2007 (par Bruno)

Date : Lundi 10 décembre 2007 @ 00:12:54 :: Sujet : CR courses AMSCAP

 
Arrivée J’ai fini ce trail, fatigué, malgré une vitesse lente, c’était ma course la plus dure, les transitions montée-descente, traumatisantes pour le corps. Je m’étais préparé en conséquence, j ai maigri de quelques kilos. Je voulais être léger, ne plus ressentir ce lest lors du marathon d’Albi, de la course d’Ecouves. Sur le pont Jean-Michel m’encourage, me dit que je suis arrivé. Il reste un dernier raidillon, surtout courir, garder un bon souvenir. Des barrières, un public, l’accueil chaleureux des amscapiens, les rescapés… La ligne d’arrivée est franchie, j’ai hésité, et si je repartais dans le sens contraire….des bières à l’arrivée sont proposées, j’en prends deux, petit à petit je me reconnecte, je sors de mon nombriliste corporel, je suis à l’écoute de…


La course : Le départ a lieu à 5h30mn du matin de Nant, il fait nuit, j’ai mis la frontale…si je possédais l’écholocation des chauves souris ….Il nous mettent de la musique, une sorte de chant grégorien avec une boîte à rythme, j'aurais préféré la légèreté d’une valse accompagnée des chants du métropolitain parisien et d’un bandonéon… Je finis ma boisson énergétique, le départ est donné…Il fait froid, j’ai faim...J’attends 1km, je me mets sur la gauche, vaque à une envie pressante, je marche et mange une pâte d’amande… Les barrières sont remises, les voitures passent. Je rejoins le dernier, du moins l’avant dernier, il boite, il me dit qu’il va abandonner, la scène me fait rire….les frères Cohen… à cloche pied sur 200m il continue, puis s’arrête. Une personne en dehors du chemin m’appelle, le président Philippe. Le troupeau est devant, je le rejoins, sur une montée j’aperçois Jean-Claude, j’ai toujours peur pour son tendon, pour l’instant tout va bien … J’avance, le parcours est relativement plat. Après un tunnel de quelques trentaines de mètres, il fait jour, un salvateur ciel bleu nous accompagne.    

14km : Premier ravitaillement à Sauclières, point d’eau, j’ai pris mon camel bag j’ai besoin de rien. J’aperçois Olivier Ci qui s'arrête d'un coup….Un peu plus loin, c’est mon tour…Il repasse…Je le rejoins puis le dépasse. Sur une montée embouteillée, j’ai pris l’intérieur, fin tacticien il me double en prenant l’extérieur…Comme les files d’attentes aux télé-skis pendant les vacances de février, même si la distance est plus grande, il faut prendre l’extérieur, l’écoulement est plus rapide…Je m’en vais dans la montée…Prémisce du mont St-Guiral, j’alterne marche et course, au sommet, un coureur me demande de l’eau, je lui passe un bidon, il commence à me raconter sa vie, quel manque de tact…Cette pause m’a fait du bien, malgré le monde, trop de monde, je me fais plaisir dans la descente.

36km : Ravitaillement de la Dourbies
, arrêt rapide, un Perrier… La montée commence…Tout d’un coup des appels féminins…Narcissique, c’est un grand plaisir…les encouragements des amscapiens… Pour l’instant tout va bien…J’entends scander Olivier….poursuivre son effort…La montée en marchant est finie, crête du Suquet, je rencontre un V2, 62 ans, il vient de Chambéry où il y a un centre de recherche sur l’énergie solaire qui s’est créé, nous en discutons, il descend comme un chamois…Des gens avec leurs bâtons, ou mal éduqués, nous empêchent d’avancer à notre rythme, à chaque wagon, je crie "attention, un chamois V2"… il est impressionnant…  

46 km : Ravitaillement de Trêves. Nous nous quittons, le chamois m’échappe, les jambes commencent à être lourdes, le moral va bien, je continue mon effort, je cours et marche quand il faut…

53km le plateau La Roucarie…
La descente est technique, des cordes sont nécessaires…
 
57 km St-Sulpice. J’ai un coup de barre, c’est difficile, sur les faux-plats montants, j’arrive plus à courir, je marche tout le temps…des crampes au niveau des genoux…peut être une mauvaise hydratation, un manque d’entraînement…J’aperçois une féminine et son accompagnateur, j’essaie de tenir, de la suivre, c’est toujours plus motivant, mais rien à faire…pour me distraire, je lui dis «allez, plus vite», elle sourit…J’attends avec impatience la descente du roc Nantais, elle finit par arriver, je ne m’arrêterai plus.

Repas des Templiers.
Tous les amscapiens sont réunis pour ce repas, désastreux, le menu est infect, le vin aussi, l’ambiance froide, courants d’air de toute part….Sur ma lancée, je réussis à terminer…avec le sourire et malgré leur générosité… je refuse les plats des autres…vous êtes gentilles, mais…Le seul encore en course, Olivier Ci qui finit son assiette avec un soin supérieur au mien…..

Merci l’AMSCAP de ce WE, sans vous, j’aurai couru un marathon tous les deux ans. Vous m’avez ouvert d’autres perspectives, le voyage, la convivialité, et le foncier…ce plaisir de courir longtemps...très longtemps…

 


 





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