Trail du Haut pays Estreux vu par Ricou Del Wood

Date : Mercredi 22 octobre 2008 @ 00:08:37 :: Sujet : CR d'autres courses

   Bon, une course de plus ..ya pas de quoi en faire la Une de l'Equipe.
  Au départ ça commençait mal.. d'ailleurs y parait que Le Touareg va porter plainte pour maltraitance vu qu'on la chopé au pied de sa tour bédouine alors qu'il était à peine sorti de son ultra sommeil. 


 D'ailleurs il va nous envoyer son avocate (Rachida) avec qui parait il a  des affinités très étroites (y'a de la paternité dans l'air)
 
  Bref et c'est pas tout, y'a aussi Germaine avec ces carottes dans les ch'veux...car chez ces gens là, monsieur....eh bien oui..nous v'la parti pour le plat pays à quatre la tête dans l'cul dans eul carette d'valedu.
ptite pause kawa histoire de faire pisser les filles et on arrive 'aux confins du Valenciennois , de l'avesnois et de la Belgique'...en réalité il s'agit d'un trou paumé au milieu des champs de betteraves appelé par les autochtones Estreux.

  Bo soleil...surprenant d'habitude dans le ch'nord y fait toujours gris  avec le vent du nord etc...comme le dit la chanson de Jacques...

  Perception des dossards, derniers réglages avant le départ et nous vlà partis.
  D'abord ça gazouille, on tape la discute en se disant qu'on a bien  l'temps, qu'il fait bon et que finalement on est pas pressé d'arriver.
  Et puis chemin faisant le rythme s'accélère, on se laisse aller à  allonger un peu plus et puis les sensations sont pas désagréables alors  on en remet un p'tit coup....
  Arrivé au gué sur l'Aunelle, bien avisés nous nous tenions sur nos gardes (JC était particulièrement inquiet  parce que dans la précipitation matinale il avait oublié son short dans sa yourte et s'était vêtu sobrement de son porte dossard de l'UTMB 2007(précieuse relique). Mais coup de chance pour lui, le gai n'était  pas de service et il n'y avais qu'un gué à franchir façon 'Nos amis les  bêtes'. J'ai d'ailleurs été informé que certaine dont je tairait le nom  aurait préféré contourner l'obstacle je dirais simplement que dans la vie il faut parfois accepter de se mouiller et quand on trempe c'est pas  toujours dans de mauvaises 'affaires', à bon entendeur....
  Oh! oh !tout doux mon gars, y'en a 36 à s'avaler, me susurre mon  subconscient au pied des cinquante marches. Philou me confirme  d'ailleurs en me disant qu'il trouvait qu'on était un peu fissa.
  A la bifurque du 18/36 Philou m'a distancé et je ne vois personne de  l'Amscap pour faire causette alors je me lance dans le plat(façon de  dire) de résistance.
  Petit passage en Belqique et on attaque la descente dite ultra technique  du ' caillou qui bique' signalée dans le road book. En réalité rien de  bien méchant mais des rochers glissants...Y'en a qui dise.. que pour OJF  ce passage s'est appelé le caillou qui nique parce qu'il a failli perdre le balisage et le moral en même temps, mais c'est peut être des fables...
  Un peu plus loin rebelote. Il se faut se mettre à l'eau pour franchir la  grande Honelle par un gué. Pas d'hésitation je traverse..baignade à mi  cuisse..ça rafraichi les roubignolles et hop c'est reparti..
  Bon, encore une fois... y s'est dit dans les milieux autorisés ...que  certaine que je nommerai pas non plus, se serait déshabillée puis rhabillée de l'aut côté après avoir nagé plusieurs longueurs (nue) dans  les ondes de l'Honelle. Je fais un appel à témoin pour confirmation de  l'information.
  Mais revenons à nos moutons..donc remontons à la course..Le retour dans  l'Avesnois et le Valenciennois ne m'a pas laissé d'excellents  souvenirs...longues lignes droites chiantes au milieu des champs  fraîchement labourés par les ch'ti laboureurs qui ici font labour (pas  la guerre).
  Enfin difficile de se régaler avec un paysage aussi déprimant mais bon c'est le Nord et il faut en finir...
  Arrivé au trentième.. dernier ravito. Toujours pas de Touareg ni d'OJF .Le  premier a du tranquillement terminer sa nuit (c'est ce qu'il me confirmera à l'arrivée en me confiant qu'il avait commencé à se sentir  bien sur les 6 derniers km). Quant à Olivier, je pense qu'il a du suivre  mes recommandations de la 6000D quand je lui disais de profiter d'être dans la nature pour admirer le paysage et naturaliser.
  Les 6 derniers km furent une formalité quelque peu douloureuse mais les histoires d'amour finissent toujours mal ...tout le monde le sait..
  Le reste de l'histoire est bien banal.. la bière à coulé à flot, les tartes au Maroilles ont colmaté nos estomacs , Colette et Jane étaient saoules et on a bien rigolé, vivement la prochaine...
  Bravo à ceusses du 18 virtuel qui en réalité en faisait vinte. Coup de chance le 36 en faisait 36 et non pas septante ou peut être nonante ..on ne sait pas dire avec ces belges... une fois !

 Ricou Del Wood                     







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